Tuesday, December 23, 2025

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Journée spéciale sur l’histoire des « tirailleurs sénégalais », le 11 novembre sur Alternantes

Publié par Alternantes - Le 30/10/2025

Dans le cadre de la 14ème édition du festival « Casa Palabres », organisé les 8 et 11 novembre par La Maison de l’Afrique à Nantes sur le thème « Guerres d’hier et d’aujourd’hui. Quels impacts sur l’avenir du continent africain ? », Alternantes consacre son antenne du 11 novembre à l’histoire des « tirailleurs sénégalais ».

Le corps, aussi dénommé « La Force noire » par certains Français, ne sera dissous qu’au début des années 60, celles des Indépendances. Son histoire sera retracée dans un programme d’archives, de témoignages et un débat entre historien-nes de premier plan spécialistes de l’Afrique.

Programme :

  • 9h30 : La création de la « Force noire », les modalités du recrutement, sa place dans les combats en 14-18. Ne furent-ils que de la « chair à canon » ?
  • 10h30 : Participation à la guerre de 39-45, de la défaite de 40 à la Résistance. Quelques-uns seulement furent faits Compagnons de la Libération ou décorés de la médaille militaire.
  • 12h15 : L’engagement des « tirailleurs sénégalais » dans les guerres d’indépendance nationale (Indochine, Algérie). Le paradoxe des colonisés. La dissolution du corps.
  • 14h15 : Le massacre de Thiaroye en 1944. Pour des survivants rapatriés au Sénégal, en attente de leur solde et de leur prime de démobilisation, les atermoiements des autorités françaises débouchent sur une mutinerie qui sera matée dans le sang. Thiaroye, quelle mémoire? Quelle réparation ?
  • 14h45 : Débat en direct de Cosmopolis. Retransmission de la table ronde réunissant Armelle Mabon, Catherine Coquery-Vidrovitch et Djazoup-Djaze Ngassa, historien.nes de l’Afrique.

Journée spéciale sur l'histoire des "tirailleurs sénégalais", le 11 novembre sur Alternantes - La FRAP

 

Ils étaient tirailleurs… (France 5) - Un documentaire sur les voix oubliées de la Grande Guerre

Hacène Chouchaoui    dim. 26 octobre 2025 à 2:22 PM UTC+1

Kilaohm productions / ECPAD
Kilaohm productions / ECPAD

Tous les films sur les soldats coloniaux durant la Première Guerre mondiale racontent la même chose : la découverte par la France de son empire. Dans ce film, la guerre de 1914-1918 est vue et vécue par les soldats et ouvriers de l'Empire colonial. Le regard est en quelque sorte inversé. Pour la première fois, grâce à des archives inédites, enregistrements des voix des prisonniers et lectures de courriers postaux, ce film restitue ce que pensaient réellement ces soldats coloniaux de la guerre, de la France et des Français.

CES GUERRIERS VENUS D’AILLEURS

Ils venaient de Saigon, Dakar, Alger, Tunis, Casablanca, Tananarive, tous enrôlés dans les tirailleurs coloniaux pour prendre part à la Grande Guerre. Si on a beaucoup écrit sur ces soldats venus des quatre coins de l’empire colonial français, on avait rarement entendu leurs voix.

Ce film leur rend la parole, à partir de leurs courriers, mais aussi d’enregistrements réalisés par le linguiste et ethnologue allemand  Wilhelm Doegen dans les camps de prisonniers. Ces hommes découvrent un univers inconnu et des armes terriblement destructrices. « On s’entraîne au tir, au lancer de grenades, à creuser des tranchées, à apprivoiser notre peur des explosions (…). Enfin, on nous a dotés de masques à gaz. Étonnant ce que les Blancs inventent pour tuer, et c’est nous que l’on appelle “sauvages” », écrit Bakary Diallo , berger peul, enrôlé dans les tirailleurs sénégalais et décédé en 1978.

Ils étaient tirailleurs, voix oubliées de la Grande Guerre, dimanche 26 octobre à 22h40 sur France 5

Ils étaient tirailleurs... (France 5) - Un documentaire sur les voix oubliées de la Grande Guerre | Télé 7 Jours

 

«Mémoires des Tirailleurs» : Un podcast à vocation pédagogique lancé à Dakar

byLequotidien 14 novembre 2025 0

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La Maison de l’oralité et du patrimoine «Kër Leyti», avec le soutien de l’ambassade de France au Sénégal, vient de lancer un podcast à vocation pédagogique et historique, dans le cadre des efforts visant l’établissement de la vérité historique sur le massacre de Thiaroye en 1944. A travers les voix des Tirailleurs sénégalais et de leurs familles, ce podcast de 10 épisodes de 20 minutes chacun, intitulé «Mémoires des Tirailleurs», explore la transmission intergénérationnelle de la mémoire, en mêlant récit intime et regards croisés entre le passé et le présent. «Ces Tirailleurs avaient des rêves de grandeur et de liberté. Et aujourd’hui, on ne sait presque rien d’eux. Donc, le podcast a une vocation pédagogique, mais aussi scientifique. Il s’agit ici de faire taire les mensonges autour des Tirailleurs et de générer un récit nouveau sur leur vie avant d’être Tirailleurs, leur vie dans l’Armée et leur vie après leur engagement militaire», a déclaré l’initiateur du podcast, le conteur Massamba Guèye.
Il s’exprimait à l’occasion du lancement officiel, il y a quelques jours, de ce podcast reparti en dix épisodes en français et dix autres en wolof ou en pulaar, en présence de quelques anciens combattants et des représentants de la diplomatie française. Il rappelle que, dans le domaine du patrimoine immatériel, la transmission orale disparaît avec celui qui possède la mémoire. D’où, selon lui, l’importance de mettre en avant ces Tirailleurs qui sont toujours au centre de l’actualité. «Nous avons beaucoup perdu en Afrique aujourd’hui parce que nous n’avons pas considéré que ces Tirailleurs, au-delà d’être des sujets de curiosité, sont des gens porteurs de messages», a-t-il expliqué.
Selon l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, ce podcast reste un espace de parole, permettant aux Tirailleurs de raconter leur histoire, tout en livrant leur «vérité et ressenti» de la vie qu’ils ont menée. «C’est aussi un espace, un acte de reconnaissance pour nous, d’hommage aux Tirailleurs qui ont risqué leur vie pour la liberté dans le monde, et aussi un acte de transmission pour que les jeunes générations puissent voir et entendre ce qu’a été cette histoire des Tirailleurs», a-t-elle ajouté.
«Nous avons assisté à un podcast qui est très important dans le cadre où nous sommes aujourd’hui, à la recherche de la vérité. Et après l’avoir suivi, je me suis dit que nous avons peut-être un autre outil qui va nous permettre d’avancer vers la vérité historique, car nous sommes dans une dynamique de recherche de cette dernière», a de son côté soutenu le directeur des archives et du patrimoine historique des armées sénégalaises, colonel Saliou Ngom.
Les tirailleurs sénégalais sont un corps de militaires appartenant aux troupes coloniales, constitué au sein de l’Empire colonial français en 1857 et dissous au début des années 1960. Ils se sont battus aux côtés de la France lors des Première et Seconde guerres mondiales. Le 1er décembre 1944, dans le Camp militaire de Thiaroye, près de Dakar, l’Armée française avait ouvert le feu sur des Tirailleurs sénégalais qui réclamaient le versement de leurs soldes. Le bilan de 35 morts donné par les autorités françaises, estimé à dix fois plus par des historiens, est l’un des grands points de désaccord entre Paris et les Etats dont étaient originaires les 1600 soldats démobilisés après avoir participé à la libération de la France lors de la Seconde Guerre mondiale

«Mémoires des Tirailleurs» : Un podcast à vocation pédagogique lancé à Dakar – Lequotidien – Journal d'information Générale

 

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L’hommage de Hédi Saïdi à ces «soldats français» venus d’ailleurs

L’Alliance Française de Bizerte a accueilli, samedi 13 décembre 2025, une rencontre-débat en hommage à l’historien franco-tunisien Hédi Saïdi, organisée par un groupe d’associations locales. Cet événement, présidé par Fathi Belkahia, était consacré à l’historien, universitaire et chercheur et à son ouvrage ‘‘Soldats et immigrés de France’’ (Editions Du Cygne, Paris, 19 mars 2025), qui ont été présentés par Driss Cherif.

Lotfi Sahli          14 décembre 2025

L’événement a rassemblé un public averti et connaisseur, composé d’universitaires, de chercheurs et d’intellectuels, dont les questions pertinentes ont nourri la profondeur des échanges.

Hédi Saidi a écrit ‘‘Soldats et immigrés de France : une histoire méconnue’’ à partir d’un constat simple mais troublant : une part essentielle de l’histoire de la France demeure largement ignorée. Il s’agit de celle des hommes venus d’ailleurs — immigrés, coloniaux, étrangers — qui ont combattu pour ce pays, souvent sans reconnaissance, parfois sans nom, presque toujours dans l’ombre. Cet ouvrage est né d’un besoin de mémoire, mais aussi d’un devoir de justice.

Des trajectoires humaines

Au fil de ses recherches et de ses rencontres, l’auteur a compris que derrière les grandes dates, les cérémonies et les monuments se cachent des trajectoires humaines profondément marquantes. Des hommes arrachés à leur terre, engagés dans des guerres qui n’étaient pas toujours les leurs, mais qu’ils ont menées avec courage et loyauté. Son objectif n’était pas d’écrire une histoire militaire classique, mais de raconter ces parcours à hauteur d’homme, en redonnant une voix à ceux que l’histoire officielle a trop souvent réduits au silence.

Parmi ces destins, celui d’Abdoulaye N’Diaye occupe une place particulière. Ancien tirailleur sénégalais, il avait combattu lors des deux guerres mondiales. Toute sa vie, il a porté l’uniforme français comme un symbole de dignité et d’engagement. Pourtant, la reconnaissance qu’il méritait tant s’est fait attendre. Abdoulaye est décédé la veille de la cérémonie organisée en son honneur. Un consul français devait se rendre sur place pour lui rendre hommage à l’occasion des festivités du 14 juillet. L’hommage n’a finalement jamais eu lieu. Cette reconnaissance, annoncée trop tard, n’a pas franchi le seuil de sa vie. Pour Hédi Saidi, cette histoire résume à elle seule le paradoxe qu’il entend dénoncer : l’engagement précoce, le sacrifice, puis l’oubli.

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L’engagement, le sacrifice, puis l’oubli

À travers ce livre, l’auteur montre que ces histoires individuelles ne sont pas des exceptions, mais le reflet d’une réalité plus large.

Tirailleurs africains, travailleurs Maghrébins, engagés européens ou soldats venus des anciennes colonies ont tous contribué à l’effort de guerre français. Beaucoup n’ont obtenu ni la reconnaissance symbolique, ni l’égalité de traitement qu’ils espéraient. Certains ont attendu des décennies avant qu’un hommage officiel ne leur soit rendu — lorsqu’il l’a été.

Hédi Saidi a volontairement adopté une écriture accessible afin que l’ouvrage puisse toucher un large public. Il s’adresse aux citoyens, aux enseignants, aux élèves, aux familles, à tous ceux qui s’interrogent sur la mémoire, l’immigration et l’identité française. Ce n’est pas un ouvrage universitaire au sens strict, mais un livre de transmission.

 ‘‘Soldats et immigrés de France’’ se présente ainsi comme un appel : celui de regarder l’histoire française dans toute sa complexité, de reconnaître ceux qui l’ont servie sans toujours recevoir les honneurs, et de rappeler que la France s’est aussi construite grâce à des hommes venus d’ailleurs, dont la mémoire mérite enfin d’être pleinement reconnue.

Lors du débat, les questions, tantôt pointues sur la méthodologie historique, tantôt personnelles sur l’expérience migratoire, ont fusé, permettant à l’historien d’éclairer certains points restés sombres ou ambigus et d’animer un dialogue enrichissant pour l’auditoire.

L'hommage de Hédi Saïdi à ces «soldats français» venus d’ailleurs - Kapitalis

 

 

 

 

 

"Ce fils du soleil venu mourir sous nos chênes": la mémoire retrouvée du tirailleur inconnu de La Bussière, dans le Loiret

"Son sang s’est mêlé à la terre de France". Mais on ne sait presque rien de ce soldat, tirailleur africain, venu combattre contre l'Allemagne nazie. Sauf sa mort : le 17 juin 1940 à La Bussière, dans le Loiret. Le village lui rend hommage, huit décennies plus tard.

Par Philippe Cros    Publié le 26 octobre 2025 à 12h02

La délégation de La Bussière a rendu hommage au tirailleur inconnu mort en 1940 dans la commune. © Philippe Cros

Dans le grand champ d’honneur qu’est la nécropole nationale de Fleury-les-Aubrais, s’alignent les croix latines et les pierres musulmanes. Carré 13, tombe 62, repose le tirailleur inconnu de La Bussière, mort le 17 juin 1940 sur le territoire de la petite commune du Giennois.

Sur la plaque, on lit : "Inconnu. RTS. Mort pour la France. 17-6-1940" 

"Liberté, dignité, fraternité"

"On avait perdu sa trace", lâche Thierry Pellé, président d’Histoire et patrimoine de La Bussière, au bout d’une cérémonie humble et émouvante, qui s’est déroulée samedi 25 octobre.

Ceint de son écharpe républicaine, devant un porte-drapeau, le maire Dominique Geoffrenet a rendu les honneurs au "soldat français inconnu de race noire", comme il est écrit sur une plaque visible sur le monument aux morts de la commune :

"Ces hommes ont donné leur vie pour un pays qui ne les connaissait guère, mais qu’ils ont défendu avec honneur et bravoure, a-t-il déclaré, avant un dépôt de gerbe. Leur mémoire nous oblige, elle nous rappelle que la liberté, la dignité et la fraternité n’ont pas de couleur et que le vivre-ensemble n’a pas de frontières. Nous sommes reconnaissants et fiers de conserver sa mémoire." 

C’est grâce au projet et l’exposition photographiques Tirailleurs de Loire, portés par l’association Axismundis, que la commune a pu retrouver son soldat inconnu.

Au sein d'Axismundis, Didier Lauret œuvre avec d’autres à reconstituer cette histoire, celle des troupes coloniales présentes de Blois à Gien durant la Seconde Guerre mondiale, depuis les combats de 1940 à la Libération de 1944. Ce travail a permis de collecter un fonds important de photographies, présentées dans l’exposition qui s’installera dans la salle polyvalente du village, du 1er au 13 novembre.

On sait peu de choses

D’abord enterré au cimetière de La Bussière, le tirailleur du 8e Régiment de tirailleurs sénégalais (RTS) a été transféré à la nécropole de Fleury en 1959. Ici, sont rassemblés 3.540 corps de soldats morts pour la France lors des deux conflits mondiaux, dont 2.905 pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, de nombreux tirailleurs africains : des Sénégalais, Algériens, Tunisiens…

Au milieu des croix, Thierry Pellé a retracé ce que l’on sait, peu de choses au fond, du tirailleur inconnu.

Comment le soldat s’est-il isolé de son régiment? Il ny a que des hypothèses.

Comment est-il mort? "Il sest réfugié dans un petit bois qui est toujours dans le centre-bourg. On sait quil a été abattu en tentant de s’échapper par le mur du parc du château."

"Raviver la flamme" 

Mais dans cette matinée à la douce lumière automnale, il fallait un peu plus que ce récit incomplet. Alors, il reste les mots de consolation écrits par Thierry Pellé, ceux de la mémoire retrouvée.

"La présence, la signification du sacrifice de ce tirailleur oublié reprennent vie parmi nous. Et c’est à nous désormais, habitants de la Bussière et citoyens de France, de raviver la flamme. […] Son sang s’est mêlé à la terre de France, et cette terre s’en souvient. Nous honorons aujourd’hui d’un salut fraternel ce fils du soleil venu mourir sous nos chênes." 

Et ceux, aussi, du poème Hosties noires de Léopold Sédar Senghor, qui se termine par ses mots : "Recevez le salut de vos camarades noirs, tirailleurs sénégalais morts pour la République." 

Celui du carré 13, tombe 62, n’est plus seul. Il a retrouvé une famille, à La Bussière. 

La tombe du soldat inconnu de La Bussière. Son corps a été déplacé de La Bussière à la nécropole de Fleury-les-Aubrais en 1959.

La nécropole nationale de Fleury.


La nécropole rassemble 3.540 corps de soldats morts pour la France, dont de nombreux tirailleurs africains.

La commune a officiellement déposé une gerbe devant la tombe 62 du carré 13.

"Ce fils du soleil venu mourir sous nos chênes": la mémoire retrouvée du tirailleur inconnu de La Bussière, dans le Loiret - La République du Centre

 

Le soldat inconnu de La Bussière

Histoire. Sciences sociales    30 oct. 2025

L'association « Histoire et patrimoine », dans le cadre d'un partenariat avec la municipalité, organise une exposition photo- graphique, « Les Tirailleurs de Loire », du 1er au 13 novembre à la salle polyvalente de La Bussière. Ce sera l'occasion d'honorer la mémoire du soldat inconnu de La Bussière, en lien avec les célébrations de la fin de la seconde Guerre mondiale.

« Il s'agit d'un événement majeur pour un petit village comme le nôtre car l'exposition rayonnera sur le plan local et national, tout en bénéficiant d'un large partenariat comprenant la municipalité, la préfecture du Loiret ou encore l'office national des anciens combattants et des victimes de guerre. Cet événement sera l'occasion, durant douze jours, de faire écho à cet esprit de résistance », souligne Thierry Pellé, président d'histoire et Patrimoine.

En juin 1940, dans un contexte qui, sur le plan national, voit le front français céder devant la puissance des forces mécanisées allemandes, des millions de civils sont poussés vers des ponts de Loire. « L'armée française tente de créer une seconde ligne de front entre Gien et Blois. À Gien, et dans la région, des combats meurtriers ont donc lieu dans certains points de fixation. Le centre- ville de Gien est détruit lors de ces événements entre 15 et le 20 juin. Des régiments dits coloniaux, et en particulier ceux des tirailleurs sénégalais, se battent avec honneur et bravoure aux côtés d'autres régiments d'infanterie classiques. Leur sort au-delà des pertes au combat est partagé entre emprisonnement et exécutions sommaires à caractère raciste », rappelle Thierry Pellé.

Le 17 juin 1940, un soldat français de ces troupes coloniales, issu d'un régiment de tirailleurs sénégalais est mort pour la France armes à la main à La Bussière, tué par l'ennemi dans le centre-bourg du village. « Il avait participé à la bataille de Gien, comme beaucoup d'autres. Dépouillé de sa plaque d'immatriculation par vengeance afin de l'anonymiser, c'est donc un soldat inconnu. Une plaque souvenir honore sa mémoire au monument aux Morts de La Bussière où il fut enterré, jusqu'en 1959. Mais nous avions perdu sa trace. Notre association a retrouvé sa sépulture dans une nécropole nationale et tenté de retracer son histoire », conclut le président. Une gerbe sera déposée sur sa tombe par la municipalité, les anciens combattants et l'association, prochainement.

 

Pratique. Exposition, « les Tirailleurs de Loire », à la salle polyvalente de la Bussière, du 1er au 13 novembre prochains. Horaires : de 15 à 17 heures, en semaine ; de 14 à 18 heures, samedi et dimanche. Plus d'informations au 06.85.08.16.76

 

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L'affiche de l'exposition met en avant le soldat inconnu de La Bussière.


 


Hommage d'un village du Cher à deux tirailleurs Sénégalais morts pour la France

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Evelyne Noirot devant le monument aux morts de Chavannes © Radio France - Alexandre Mottot

Alexandre Mottot    Publié le mardi 11 novembre 2025 à 9:20

Pour les 107 ans de l'armistice du 11 novembre mettant fin à la 1re Guerre Mondiale, à Chavannes près de Châteauneuf dans le Cher, la cérémonie rendra un hommage particulier à deux tirailleurs Sénégalais tués en 1940 pendant "la drôle de guerre"

Chavannes, Méry-sur-Cher ces villages rendent hommage aux tirailleurs morts sur leurs terres, en tout en 1940, 40.000 tirailleurs étaient engagés dans les combats en métropole (pour 179.000 tirailleurs), ils étaient 31.000 en 1914. Le 29 juin 40 au sein d'une troupe nombreuse en replis vers Montpellier, un groupe d'une quarantaine de soldats croise une automitrailleuse allemande dans la cour d'une ferme à Coudron. Deux tirailleurs sont alors tués et depuis leurs noms figurent depuis au monument au Morts du village.

Evelyne Noirot, habite ce village, à 78 ans, cette passionnée du Sénégal a tout fait pour que cet hommage spécial soit rendu aux deux hommes, un inconnu et un autre du nom de Keita Mangué. Ces deux tirailleurs sénégalais appartiennent à cette unité coloniale comprenant plusieurs nationalités, une unité dont le rôle a été décisif lors des deux conflits mondiaux."C'est assez rare que les Sénégalais soient sur le monument aux morts, surtout pendant la guerre" précise Evelyne Noirot. Jusqu'alors "on pensait que ces Sénégalais étaient enterrés à droite de la porte du cimetière. Or, c'est pas c'est pas ça. Ils sont enterrés à la nécropole de Saint-André. Je suis allée sur leurs tombes." "

J'ai interrogé directement des vieux Sénégalais. Voilà, ça m'a aidé et je cherchais d'où venait, chez ces Sénégalais, celui qui était identifié. L'autre devait venir plutôt du Mali parce qu'il était en fait rabattu de plusieurs pays pour aller ou embarquer par bateau." Pour cette cérémonie prévue le 11 novembre, Evelyne participe tout naturellement à l'hommage aux tirailleurs. "J'ai prévu de faire faire deux bouquets pour ces Sénégalais portés par les enfants qui seront là avec les rubans du Sénégal, au moins pour leur rendre un peu hommage en même temps que l'hommage national. Parce que quand même, ces personnes là ont donné leur vie pour nous quand même."

En plus des la cérémonie traditionnelle autour de l'équipe municipale et des anciens combattants, un hommage particulier sera donc rendu aux tirailleurs de Chavannes, surtout sous une forme pédagogique. Jean-Pierre Delange est universitaire et adjoint du maire. Il a préparé un texte de présentation. "Je crois que la plupart des gens qui vont venir assister à cette cérémonie ignorent complètement ou complètement largement, ignore ce qui est arrivé dans les circonstances qui ont été quand même relativement brutale. On a ici des soldats qui ont été tués parce qu'ils avaient la peau noire puisqu'ils sont arrivés au milieu d'une troupe d'une quarantaine de soldats. Et les autres soldats ont en partie été emmenés en camp de prisonniers et les autres pas inquiétés. Mais eux ont subi quasiment la mort subite directement. On ne les a pas interrogés, on les a pas traînés en salle d'interrogatoire, on ne les a pas emprisonnés, on les a directement tués parce qu'ils étaient africains."

"On les a directement tués parce qu'ils étaient africains."

Jean-Pierre Delange va donc rappeler les faits pour resituer ce court hommage dans son épaisseur historique. "Rappeler les faits et ces circonstances brutales, et puis rappeler aussi que finalement on a cherché à savoir de qui il s'agissait. Et puis qu'elle avait été, qu'elle avait élu la suite des événements après le après le meurtre de ce soldat, et donc donner un peu d'informations de manière orale. Ce peut être un. Un petit petit rappel historique où plus on en prend, on en parle quasiment jamais à chaque cérémonie, bien que le nom, le nom ou en tout cas leur présence soit attestée sur le monument. Sur le monument aux morts, on fait jamais grand cas de celui de ces soldats." Le Maire Guy Moreau abonde dans ce sens, soucieux de pérenniser l'hommage à ces soldats "venus de leur village pour se faire tuer dans notre Berry". D'où l'importance de cette cérémonie qui excédera le cadre strict des héros locaux de la Grande Guerre pour faire prendre un peu la lumière à ces héros venus d'ailleurs.

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Près de Rouen, l'histoire retrouvée d'Insa Sira, tirailleur sénégalais, mort pour la France en 1940

Le tirailleur sénégalais, Insa Sira a perdu la vie à Belbeuf, le 9 juin 1940. Une plaque commémorative a été inaugurée ce 11 novembre pour lui rendre hommage.

Le maire, Jean-Guy Lecouteux et Jean-Louis Roussel lors de l' inaugururation de la plaque commémorative en l'honneur d' Issa Sira.
Le maire de Belbeuf, Jean-Guy Lecouteux et Jean-Louis Roussel lors de l’inaugururation de la plaque commémorative en l’honneur d’ Insa Sira. ©D.F.

Par Rédaction Normandie

Publié le 23 nov. 2025 à 12h01 ; mis à jour le 23 nov. 2025 à 12h05

On savait qu’Insa Sira était enterré dans le cimetière de Belbeuf grâce aux travaux de recherche de Jean-Louis Roussel, professeur à l’Inspe (Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation) de l’Université de Rouen Normandie. Il a coécrit avec Guillaume Lemaitre et Laurent Martin, Crimes de guerre, 9 juin 1940. Il s’est intéressé aux massacres racistes commis à Rouen par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a retrouvé la trace d’Insa Sira, tirailleur sénégalais, abattu à Belbeuf le 9 juin 1940. Il a raconté son histoire, lors de la cérémonie du 11-novembre.

Né en 1913 au Sénégal

Dans son discours, Jean-Louis Roussel a exposé qu’Insa Sira, né en 1913 au Sénégal, a été mobilisé en septembre 1939 avec 180 000 hommes africains pour rejoindre l’armée française. Il a intégré le 6e régiment d’artillerie coloniale et est arrivé à Bordeaux le 7 janvier 1940. Comme lui, 40 000 Africains viendront se battre en France, 17 000 seront tués entre mai et juin 1940.

Qu’est-il arrivé à Insa Sira ?

« Dans près de 60 villes en France, des crimes racistes ont été commis par les Allemands. Insa Sira a probablement été affecté au 208e régiment d’artillerie coloniale. Il était à Aumale le 5 mai 1940, le lendemain, il se retrouvait face aux Allemands, la 7e Panzer division de Rommel. Son régiment est alors pratiquement anéanti. Les rares survivants passeront la Seine à Pont-de-l’Arche. Le 9 juin, alors que son régiment est totalement perdu, il se retrouve seul à Belbeuf et est abattu par les Allemands. Il avait 27 ans », raconte Jean-Louis Roussel.

Le maire de Belbeuf de l’époque a signé un acte d’État civil daté du 23 septembre 1940 déclarant Insa Sira Mort pour la France. Le problème, c’est qu’il a été enregistré sous le nom figurant sur la plaque qu’il portait sur lui, Siné Saloum, qui était le nom de sa province de naissance. D’autres cafouillages administratifs ont suivi, plus invraisemblables les uns que les autres. Il n’a finalement retrouvé sa véritable identité qu’en 1956.

« Avec Laurent Martin, j’ai engagé, il y a cinq ans, des recherches pour retrouver sa tombe. Celle-ci a disparu, encore une faute administrative grave puisqu’il est reconnu Mort pour la France », poursuit Jean-Louis Roussel. À l’époque, le maire avait inscrit que sa tombe était la numéro une. Malheureusement, on ne l’a pas retrouvée dans le cimetière.

Une plaque pour lui rendre son nom et son histoire

Le maire de Belbeuf, Jean-Guy Lecouteux, avec le soutien du Souvenir Français de Belbeuf, présidé par Jordan Legrand, a donc décidé de rendre à Insa Sira son nom et son histoire, au moyen d’une plaque commémorative en sa mémoire. « Par votre geste, Monsieur le Maire, vous contribuez à la construction d’une histoire commune dans une société française marquée par la diversité et qui, si elle veut avoir un avenir, ne doit rien oublier du passé », a conclu Jean-Louis Roussel.

Pour qu’il ne soit plus jamais oublié, le nom d’Insa Sira, Mort pour la France, a été gravé sur le monument aux morts.

Près de Rouen, l'histoire retrouvée d'Insa Sira, tirailleur sénégalais, mort pour la France en 1940

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Bouzillé. Une commémoration poignante du 11-Novembre

Publié le 12/11/2025 à 10h34

Bouzillé. Une commémoration poignante du 11-Novembre
Bouzillé, cérémonie du 11 novembre - Daniel Hernandez

Mardi 11 novembre avait lieu au monument aux Morts de Bouzillé la cérémonie commémorative de l'armistice de la première guerre mondiale. Marcel Réveillère, président de l'UNC, a déposé une gerbe en mémoire des soldats qui ont péri lors de ce conflit qui fit 1,4 million de morts et 4 millions de blessés. 

Lydie Pineau, maire déléguée (photo), a prononcé une allocution en hommage aux héros des deux guerres. Des fusiliers marins bretons aux tirailleurs sénégalais, à ceux tombés à Verdun et sur les plages de Provence, des francs-tireurs, partisans et résistants du réseau Alliance, des combattants venus d'Afrique, du Pacifique, des Amériques et d'Asie qui reposent désormais dans le sol de France, sous les croissants, les étoiles, ou les croix des carrés militaires.

L'élue a cité la définition du patriotisme donnée par Simone Weil, philosophe et militante de la France libre : "Le sentiment de tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable."

Bouzillé. Une commémoration poignante du 11-Novembre

 

À Bordeaux, l’association Mémoires et Partages honorera deux tirailleurs d’origine africaine à l’occasion de la commémoration de l’armistice

L’association organise chaque année un hommage aux tirailleurs morts et enterrés à Bordeaux lors de la Grande Guerre. Ici en 2022 au cimetière des Pins Francs.
L’association organise chaque année un hommage aux tirailleurs morts et enterrés à Bordeaux lors de la Grande Guerre. Ici en 2022 au cimetière des Pins Francs. © Crédit photo : Claude Petit / SUD OUEST

Par Sudouest.fr    Publié le 06/11/2025 à 15h52.

L’association Mémoires et Partages, investie depuis plus de vingt ans dans la reconnaissance de la traite des noirs et de l’esclavage à Bordeaux, honorera la mémoire de deux tirailleurs sénégalais à l’occasion des commémorations de l’armistice

À l’occasion des commémorations du 11 novembre, l’association bordelaise Mémoires et Partages honorera la mémoire du tirailleur Beckadou, abattu par deux habitants du bassin d’Arcachon au cours de la Première Guerre mondiale. Arrivé au camp de Courneau pour y passer l’hiver aux côtés de quelque 900 soldats africains enrôlés par l’armée française, il est le seul à réussir à s’évader. Rattrapé, il est tué de plusieurs coups de fusils par deux hommes acquittés par la justice en janvier 1917. Son histoire a été mise en lumière par le bédéiste Thibault Rougès qui a signé le roman graphique « Déraciné. Un tirailleur en fuite » en août dernier. Il sera au cinéma l’Utopia le 11 novembre pour une discussion et une séance de dédicace à 17 heures. Suivra la projection, à 20 heures, du film réalisé par Omar Sy, « Tirailleur », sorti en salle pour la première fois en 2022.

Dix ans après sa fondation, l’association qui fédère une vingtaine de structures œuvrant au rayonnement des dynamiques africaines sera dotée d’un lieu d’accueil pour les publics, rue du Mirail à Bordeaux, au cours de l’été 2026

Charles N’Tchoréré, officier oublié

Ce mois de novembre sera également l’occasion de rappeler le destin d’un autre tirailleur originaire du Gabon, officier de l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale et passé par Bordeaux. Peu connu, Charles N’Tchoréré sort major de l’école d’officiers de Fréjus et se porte volontaire pour participer à la guerre en 1939. Il est affecté au camp de Souge à Bordeaux et est envoyé sur le front de la Somme, où il est fait prisonnier. Il est abattu à bout portant pour avoir revendiqué le droit d’être traité comme un officier français. Le journaliste et écrivain camerounais Christian Éboulé, spécialiste des questions africaines, lui a consacré un ouvrage, « Le Testament de Charles ». Il sera au théâtre de La Lucarne samedi 15 novembre à 16 heures pour en discuter. Artistes et musiciens organiseront un hommage en suivant (programme précis à venir).

À Bordeaux, l’association Mémoires et Partages honorera deux tirailleurs d’origine africaine à l’occasion de la commémoration de l’armistice




ARMISTICE 2025 – LE TIRAILLEUR ÉVADÉ DU CAMP D’ARCACHON : DE BECKADOU A CHARLES N’TCHORÉRÉ

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Dans le cadre de l’Armistice 2025, Mémoires & Partages rend hommage à Beckadou l’unique tirailleur qui s’est évadé du Camp d’hivernage du Courneau où 900 soldats africains sont morts lors de la 1ère guerre mondiale.

LE TIRAILLEUR BECKADOU est rattrapé dans sa fuite puis tué de plusieurs coups de fusils. Le procès d’assises de Janvier 1917 acquitte  les deux habitants du Bassin d’Arcachon qui plaident la « légitime défense ». Révélé par le roman graphique de Thibault Rougès, l’histoire de Beckadou illustre le destin d’un homme face au système colonialiste et raciste d’une époque où la vie des noirs comptait si peu.

En cette Armistice 2025, Mémoires & Partages revient sur cette histoire en le reliant à un autre destin tout aussi tragique que peu connu : celui de Charles N’Tchoréré, un des rares Tirailleurs africains originaire du Gabon et officier de l’armée française.

Fils de notable, CHARLES N’TCHORÉRÉ sort major de l’école d’officiers de Fréjus et est promu Capitaine en 1933. À la déclaration de guerre en septembre 1939, il part avec un bataillon de volontaires gabonais. Affecté au camp de Souge, près de Bordeaux, il est envoyé sur le front de la Somme où il prend le commandement de la 7e compagnie du 53e RICMS. Fait prisonnier, Charles N’Tchoréré est abattu à bout portant pour avoir revendiqué le droit d’être traité en officier français.

AU PROGRAMME

En partenariat avec le Cinéma Utopia, la Librairie Krazy Kat, Les Amis du Sahel, Les Avants Postes et l’association gabonaise Mwana Diaspora

MARDI 11 NOVEMBRE – 20H – CINEMA UTOPIA : PROJECTION-DEBAT DU FILM «TIRAILLEUR » de Omar Sy

Discussion avec Thibault Rougès, auteur du roman graphique Déraciné (FamiliaR, 2025) qui raconte  l’histoire de l’Évadé du Camp du Courneau – En dédicace dès 17h dans la Salle de la  Cheminée du cinéma

SAMEDI 15 NOVEMBRE – 16H – THEATRE LA LUCARNE (3 Rue Beyssac, 33000 Bordeaux)

« Le Testament de Charles » avec Christian Eboulé qui raconte l’héritage du capitaine Charles N’Tchoréré

Hommage artistique à Charles N’Tchoréré avec les artistes et musiciens gabonais de Bordeaux (programme précis à venir…)

LUNDI 1 DÉCEMBRE A 12H – CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE DU MASSACRE COLONIAL DE THIAROYE

Le 1er décembre 1944 des centaines de Tirailleurs Africains sont tués par l’armée Française au Camp de Thiaroye (Sénégal). Le 1er décembre 2024, l’Etat français a reconnu ce « massacre ». En communion avec l’Etat Sénégalais, Mémoires & Partages organise une cérémonie commémorative.
Quais des Chartrons, devant la fresque en hommage aux Tirailleurs (sur la promenade des quais à coté du Parc de jeux pour enfants, à hauteur du Cours de la Martinique)

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Sevenans : la commune honore la mémoire des tirailleurs et civils fusillés

À Sevenans, la cérémonie commémorative des fusillés du bois de Sevenans a réuni élus, habitants et associations. Elle a été marquée par la présence d’un jeune Sénégalais en tenue d’apparat des tirailleurs africains, venu honorer la mémoire de ses ancêtres.

L'Est Républicain - 07 déc. 2025 à 19:07

Cette édition a été marquée par la présence d’un jeune Sénégalais en tenue d’apparat des tirailleurs africains, venu honorer ses quatre ancêtres non identifiés.
Cette édition a été marquée par la présence d’un jeune Sénégalais en tenue d’apparat des tirailleurs africains, venu honorer ses quatre ancêtres non identifiés.

Dimanche 30 novembre, la cérémonie commémorative des fusillés du bois de Sevenans s’est tenue dans le respect des traditions. Organisée par le Souvenir Français et la commune de Sevenans, sous l’égide de la maire Madame Morallet, elle...

Sevenans. La commune honore la mémoire des tirailleurs et civils fusillés

La plaque en hommage au Tata sénégalais de Chasselay inaugurée

Le Progrès - 12 nov. 2025 à 12:14 | mis à jour le 12 nov. 2025 à 12:15

Inauguration de la plaque du Tata sénégalais par des enfants et Nathalie Sorin maire de Lentilly.  Photo Jacques Lascoutounax
Inauguration de la plaque du Tata sénégalais par des enfants et Nathalie Sorin maire de Lentilly.  Photo Jacques Lascoutounax

Lors de la cérémonie de la commémoration du 11-Novembre 1918 , s’est déroulée, à la stèle des 18 tirailleurs sénégalais fusillés le 20 juin 1940, l’inauguration d’une plaque offerte par le Département en hommage au Tata sénégalais de Chasselay. Cette plaque, dévoilée par des enfants en présence de Nathalie Sorin, maire de Lentilly, rappelle le courage, mais aussi un devoir de mémoire. L’histoire du Tata de Chasselay enseigne l’humanisme, le respect, la reconnaissance de tous ceux qui venus d’ailleurs ont contribué à construire la paix et la liberté.

Lentilly. La plaque en hommage au Tata sénégalais de Chasselay inaugurée



 


Commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918

Le Progrès - 12 nov. 2025 à 09:54 | mis à jour le 12 nov. 2025 à 11:20

Une nombreuse assistance était présente au rendez-vous devant la mairie par commémorer l’armistice du 11 novembre 1918. Photo Jacques Lascoutounax
Une nombreuse assistance était présente au rendez-vous devant la mairie par commémorer l’armistice du 11 novembre 1918. Photo Jacques Lascoutounax

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En attendant le départ du cortège en direction de la stèle des tirailleurs sénégalais et du monument aux Morts. Photo Jacques Lascoutounax
En attendant le départ du cortège en direction de la stèle des tirailleurs sénégalais et du monument aux Morts. Photo Jacques Lascoutounax

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Le commandant du génie Jean-Paul Rozzo Di Borgo était à la tête d’une délégation de drapeaux de différentes armes. Photo Jacques Lascoutounax
Le commandant du génie Jean-Paul Rozzo Di Borgo était à la tête d’une délégation de drapeaux de différentes armes. Photo Jacques Lascoutounax

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Drapeaux en tête, départ du cortège devant la mairie. Photo Jacques Lascoutounax
Drapeaux en tête, départ du cortège devant la mairie. Photo Jacques Lascoutounax

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La commémoration s’est déroulée aux sons de la fanfare de Lentilly espérance de Saint-Pierre-la-Palud. Photo Jacques Lascoutounax
La commémoration s’est déroulée aux sons de la fanfare de Lentilly espérance de Saint-Pierre-la-Palud. Photo Jacques Lascoutounax

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Était également présent un détachement des sapeurs et jeunes sapeurs pompiers. Photo Jacques Lascoutounax
Était également présent un détachement des sapeurs et jeunes sapeurs pompiers. Photo Jacques Lascoutounax

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Les personnalités en tête du cortège. Photo Jacques Lascoutounax
Les personnalités en tête du cortège. Photo Jacques Lascoutounax

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De nombreux lentillois étaient présents dans le cortège. Photo Jacques Lascoutounax
De nombreux lentillois étaient présents dans le cortège. Photo Jacques Lascoutounax

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Et sur la place de l’église. Photo Jacques Lascoutounax
Et sur la place de l’église. Photo Jacques Lascoutounax

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Dépôt de la gerbe des anciens combattants sur la stèle des sénégalais. Photo Jacques Lascoutounax
Dépôt de la gerbe des anciens combattants sur la stèle des sénégalais. Photo Jacques Lascoutounax

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Des jeunes élus du conseil communal des enfants ont déposé la gerbe de la municipalité sur la stèle des sénégalais. Photo Jacques Lascoutounax
Des jeunes élus du conseil communal des enfants ont déposé la gerbe de la municipalité sur la stèle des sénégalais. Photo Jacques Lascoutounax

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De nombreux enfants ont suivi avec attention la commémoration. Photo Jacques Lascoutounax
De nombreux enfants ont suivi avec attention la commémoration. Photo Jacques Lascoutounax

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Nathalie Sorin rappelle l’historique de la stèle des tirailleurs sénégalais à Lentilly exécutés le 20 juin 1940. Photo Jacques Lascoutounax
Nathalie Sorin rappelle l’historique de la stèle des tirailleurs sénégalais à Lentilly exécutés le 20 juin 1940. Photo Jacques Lascoutounax

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Nathalie Sorin et des enfants ont dévoilé la plaque souvenir. Photo Jacques Lascoutounax
Nathalie Sorin et des enfants ont dévoilé la plaque souvenir. Photo Jacques Lascoutounax

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La plaque souvenir en l’honneur du Tata sénégalais de Chasselay offerte par le département. Photo rtement.
La plaque souvenir en l’honneur du Tata sénégalais de Chasselay offerte par le département. Photo rtement.

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Une nombreuse assistance était présente place de l’église. Photo Jacques Lascoutounax
Une nombreuse assistance était présente place de l’église. Photo Jacques Lascoutounax

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Au monument aux Morts, place de l’église, les gerbes des anciens combattants et de la municipalité ont été déposées. Photo Jacques Lascoutounax
Au monument aux Morts, place de l’église, les gerbes des anciens combattants et de la municipalité ont été déposées. Photo Jacques Lascoutounax

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L’instant des allocutions officielles par Monsieur Leroy et Nathalie Sorin. Photo Jacques Lascoutounax
L’instant des allocutions officielles par Monsieur Leroy et Nathalie Sorin. Photo Jacques Lascoutounax

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Après la Marseillaise et l’hymne à la joie chantés par les élèves de l’école élémentaire Le Pré Berger, les élèves de l’école Jeanne d’Arc ont récité des poèmes. Photo Jacques Lascoutounax
Après la Marseillaise et l’hymne à la joie chantés par les élèves de l’école élémentaire Le Pré Berger, les élèves de l’école Jeanne d’Arc ont récité des poèmes. Photo Jacques Lascoutounax

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FIn de la commémoration, c’est le tour des remerciements de madame Le Maire et le président des Anciens Combattants aux personnalités présentes. Photo Jacques Lascoutounax
FIn de la commémoration, c’est le tour des remerciements de madame Le Maire et le président des Anciens Combattants aux personnalités présentes. Photo Jacques Lascoutounax

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Devant une nombreuse assistance, la commune a commémoré l’armistice du 11 novembre 1918 sous la présidence de Nathalie Sorin maire et de Monsieur Leroy président des Anciens Combattants. Une plaque a été inaugurée devant la stèle des tirailleurs sénégalais en hommage au Tata sénégalais de Chasselay. Au monument aux Morts ont été déposées deux gerbes, suivies des allocutions.