Saturday, February 28, 2026

8 mai 2026 : grande marche en hommage aux Tirailleurs Sénégalais


DébatDoc - Les tirailleurs sénégalais, oubliés de l'histoire ?

Durée 1 heure 20 minutes - Disponible du 2 février 2026 au 18 mars 2026

Créé en 1857 par le gouverneur du Sénégal Louis Faidherbe, le corps des tirailleurs sénégalais a participé à la majorité des conflits français du siècle dernier. Composé d'hommes originaires d'Afrique de l'Ouest française, le sacrifice de ces tirailleurs est peu à peu reconnu et enseigné, après avoir été longtemps oublié.

Où en est le travail de mémoire concernant les tirailleurs sénégalais ?

Pour en parler, Jean-Pierre Gratien reçoit les historiens Jean-Yves Le Naour et Anthony Guyon ainsi que la présidente de l'association pour la mémoire et l'histoire des tirailleurs sénégalais, Aïssata Seck.

Le lien :

DébatDoc - Les tirailleurs sénégalais, oubliés de l'histoire ? | LCP - Assemblée nationale

Les descendants des Tirailleurs oubliés s'engagent pour la vérité historique

L’Association des descendants des Tirailleurs sénégalais oubliés (Adtso) a tenu, le mardi 17 février 2026, à Péthie Makha (Fatick), la deuxième édition des Journées mémorielles africaines des peuples (Jmp). L’objectif est de recenser tous les tirailleurs.

El hadji Fodé SARR (Correspondant) - 19 févr. 2026

FATICK - Honorer les tirailleurs sénégalais oubliés et restituer la vraie histoire. Tel est l’objectif principal de l'Association des descendants des Tirailleurs sénégalais oubliés (Adtso). La structure, dirigée par Blaise Diouf, a bouclé, le mardi 17 février, deux jours d'activités dans le cadre de la deuxième édition des Journées mémorielles africaines des peuples (Jmp). L'évènement s'est tenu à Péthie Makha, un hameau du village de Bacobof, dans la commune de Tattaguine (Fatick). La journée a été l'occasion de battre en brèche les récits falsifiés sur le passé africain, notamment sur ces vaillants soldats qui ont activement participé à la libération de la France lors des deux guerres mondiales. À cette occasion, le président de l’Adtso a rappelé leur ambition de recenser tous les tirailleurs de la zone. L’objectif est de mettre la lumière sur les zones d'ombre de la vie de ces guerriers qui ont pris les armes et dont beaucoup ont été libérés sans aucune rémunération.

Pour M. Diouf, cette initiative permettra de maîtriser la bonne histoire et de la garder précieusement. «Il reste encore des témoins dans la localité. C'est pourquoi nous devons en profiter pour avoir de bonnes informations. Nous avons décidé de sillonner les familles des tirailleurs en faisant des interviews», a-t-il expliqué. À l'en croire, une quarantaine de tirailleurs sont, pour le moment, recensés dans la localité. Alors que les témoignages font état d'au moins 4000 tirailleurs dans le Sine, d'une manière générale.

Le colonel Saliou Ngom, directeur des Archives et du Patrimoine historique des Forces armées, a révélé que les archives relatives au massacre de Thiaroye et remises au Sénégal en 2014 par la France étaient «de faux documents». «Depuis le massacre de Thiaroye, en 1944, la France essaie d'effacer la vraie histoire», s’est-il désolé, appelant à une conscience collective pour faire jaillir la lumière. «Nous sommes à une période charnière où tout Sénégalais ou Africain doit combattre, pour que la vérité historique soit révélée. Cela passe par les fouilles archéologiques. Nous devons écrire pour avoir un narratif sénégalais et africain», a-t-il déclaré.

Le TATA de Chasselay

Une nouvelle note d'Armelle Mabon du 27 février 2026 :

 Le Tata sénégalais ou l’imposture mémorielle

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Chasselay et autres massacres, une pièce de Eva Doumbia

Coproduction 2024

Avec ce nouveau spectacle, Eva Doumbia poursuit sa trilogie commencée avec Le Iench, accueilli en 2024 au TPM lors de Quartiers d'artistes. Cette fois-ci, elle nous plonge dans la période trouble de la Seconde Guerre, interrogeant ses liens avec la politique coloniale de l’époque et la mémoire collective qui lui a survécu.

Dans un spectacle soigneusement documenté mêlant théâtre et musique, l’autrice et metteuse en scène Eva Doumbia nous raconte l’histoire bouleversante des tirailleurs dits « sénégalais » de 1940. À partir de sa découverte du cimetière de Chasselay et de ses 196 tombes de soldats venus des colonies africaines et tués par l’armée allemande, Eva Doumbia imagine une oeuvre polyphonique où les récits des combattants se mêlent à ceux des villageois·es qui n’avaient alors jamais vu d’hommes noirs de leur vie. En invitant un joueur de kora et un pianiste à se joindre sur scène aux comédien·nes, elle déploie une grande fresque mémorielle qui rend hommage à ces tirailleurs trop souvent invisibilisés.


Cette pièce s'est jouée du 14 au 24 janvier 2026 au Théâtre Public de Montreuil - CDN,

et se jouera

du 19 au 20 mars 2026 au CDN de Normandie, Rouen

du 5 au 7 mai 2026  au Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon

Pour en savoir plus : Dossier de presse