Thursday, March 13, 2025

Un Hommage aux Tirailleurs Sénégalais est organisé à Paris, le 8 mai, comme chaque année, par l’association Serigne Fallou FALL

Du jeudi 08 mai 2025 au vendredi 09 mai 2025 : jeudi, vendredi de 12h00 à 23h00

journée du 08 Mai – Association Serigne Fallou FALL Public adultes. À partir de 18 ans. Jusqu’à 100 ans.

L’association Serigne Fallou FALL a l’honneur de vous convier à sa journée de commémoration des Tirailleurs Sénégalais.

En effet, chaque année l’association Serigne Fallou FALL organise des journées dédiées aux Tirailleurs Sénégalais qui ont combattu à côté de la France.

La première journée du 8 mai commence par un rassemblement à 12h 30 à la Place de Ternes (Rue faubourg Saint Honoré). Ensuite la marche vers la Place Saint- Augustin (42 boulevard Malesherbes) et une cérémonie au Cercle National des Armées.

La journée du 9 mai est consacrée au dépôt de gerbes pour le soldat inconnu sur l’Arc de Triomphe, nous vous donnons rendez-vous à 15h.

https://www.helloasso.com/associations/association-serigne-fallou-fall/evenements/com

Cercle National des Armées 8, place Saint Augustin 75008 Paris

 

Contact :

http://associationserignefalloufall.com/

+33698576824

serignefall686@gmail.com

https://www.facebook.com/serignefaliou.fall/

https://x.com/AssociationFall

 

@kaay zikr

Hommage aux Tirailleurs Sénégalais – Cercle National des Armées Paris | Paris Île-de-France

Wednesday, March 12, 2025

1939-1945 : Mémoires des Tirailleurs sénégalais


La mairie du 20e arrondissement de Paris accueillera

du 25 mars au 11 avril 2025

l’exposition photographique des Tirailleurs de la Loire,

produite par l’association Axismundis.

Une projection du film documentaire Thiaroye 44 - Enquête sur un massacre réalisé par François-Xavier Destors & Marie Thomas-Penette sera proposée le 3 avril 2025.

1939-1945 : Mémoires des Tirailleurs sénégalais - Mairie du 20ᵉ

Pour en savoir plus sur l'exposition :

Les Tirailleurs de la Loire | Exposition photographique - Ressources pédagogiques

Deux événements autour de Thiaroye ces derniers temps :

Au Burkina Faso, un colloque le 25 février 2025 sur le thème :

« Mémoire et histoire des anciens combattants (Tirailleurs sénégalais) »,

avec des interventions des
  • Pr Issiaka Mandé, professeur d’histoire à l’université du Québec à Montréal,
  • Dr Lazare Ki-Zerbo, philosophe,
  • Pr Alain Joseph Sissao.

Mémoire et histoire des anciens combattants : Un colloque pose la réflexion - leFaso.net

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«Thiaroye 44», un clip par le rappeur Dip Doundou Guiss

Ce clip  a été réalisé avec l'aide de l'Intelligence Artificielle (IA).

«Thiaroye 44», le clip de Dip Doundou Guiss qui rend hommage aux héros sénégalais de Thiaroye. © Capture écran YouTube

Pour le visionner :

L'AHTiS est heureuse de vous annoncer la parution d'une 

Tribune de Louis Dominique Ouédraogo, un de nos membres de longue date, sur le massacre de Thiaroye,

le déroulé des faits, la reconnaissance du massacre par la France, la décision de l’Office national des combattants et victimes de guerre accordant le statut de « mort pour la France » à six des victimes (4 Sénégalais dont M’Bap Senghor, 1 Ivoirien et 1 Burkinabè, Laya Sallou), les suites prévues à la célébration de son 80ème anniversaire...

Le texte complet est disponible par le lien :

Thiaroye 1944: Laya Sallou, un Burkinabè « mort par la France » et « mort pour la France » | Quotidien Sidwaya

Thursday, February 20, 2025

 

Massacre de Thiaroye : le Sénégal annonce des fouilles pour connaître le nombre de tirailleurs tués


En 1944, les forces coloniales françaises avaient tiré sur des soldats africains rapatriés des combats en Europe. Les autorités de l’époque avaient admis la mort de 35 personnes, mais des historiens avancent un nombre de victimes bien plus élevé.
Le Monde avec AFP
Publié le 20 février 2025 à 10h39, modifié à 11h43 
Lors de la commémoration du 80ᵉ anniversaire du massacre de Thiaroye, au cimetière militaire de Thiaroye, le 1ᵉʳ décembre 2024. JOHN WESSELS / AFP
Le gouvernement sénégalais a annoncé, mercredi 19 février, que des « fouilles archéologiques » allaient être réalisées pour connaître « la vérité » sur le nombre de tirailleurs africains tués en 1944 par les forces coloniales françaises à Thiaroye, près de Dakar, alors qu’ils réclamaient des arriérés de solde.

Pour « la manifestation de toute la vérité sur le nombre de victimes, le premier ministre [Ousmane Sonko] a informé le conseil [des ministres] que les compléments d’informations requis sont toujours attendus », fait savoir un communiqué publié après une réunion du gouvernement mercredi. « Devant cette contrainte, des fouilles archéologiques seront entreprises », dit le communiqué, qui ne précise pas la nature de cette contrainte et son origine. Le Sénégal a reproché à la France de cacher la vérité à propos de ce massacre en retenant notamment, selon lui, des documents d’archives permettant de connaître le bilan humain.
Les lieux prévus pour ces fouilles archéologiques n’ont pas été clairement précisés : un cimetière en banlieue de Dakar, où des victimes de ce massacre sont présumées avoir été inhumées ; le camp militaire dans le voisinage où il s’est produit ; ou même les deux endroits à la fois. Des chercheurs réclament depuis de nombreuses années des fouilles archéologiques de ces deux sites pour compléter les informations relatives à la tuerie de Thiaroye.
Les nouvelles autorités sénégalaises, qui prônent la rupture avec le système et se réclament du souverainisme, ont mis en place un comité de chercheurs qui doit rendre en avril un rapport sur ce massacre. Celui-ci a été reconnu comme tel par la France la veille du 80e anniversaire de la tuerie, le 1er décembre 2024. Le Sénégal a commémoré cette année, avec une envergure inédite, ces événements au camp militaire de Thiaroye. Des artères, places et édifices seront baptisés du nom des victimes de ce massacre, dont l’histoire sera également enseignée à l’école, ont annoncé les autorités sénégalaises.
Le 1er décembre 1944, les forces coloniales françaises avaient tiré sur des tirailleurs rapatriés des combats en Europe, pas seulement sénégalais mais provenant aussi d’autres pays africains, qui réclamaient le paiement d’arriérés de solde. De nombreuses zones d’ombre subsistent en ce qui concerne les circonstances de ce massacre, le nombre de tirailleurs tués, leur identité, le lieu de leur inhumation. Les autorités françaises de l’époque avaient admis la mort de 35 personnes, mais plusieurs historiens avancent un nombre de victimes bien plus élevé, jusqu’à 400.

Le Monde avec AFP

Massacre de Thiaroye : le Sénégal annonce des fouilles pour connaître le nombre de tirailleurs tués





En 2024, une nouvelle exposition du Groupe de recherche ACHAC est disponible en prêt : 

Mémoires combattantes

Étrangers & soldats coloniaux dans l’armée française

En 2024, la France célèbre trois dates clefs de l’histoire militaire récente : le 110e anniversaire du début de la Grande Guerre (1914), le 80e anniversaire de la Libération (1944) et le 70e anniversaire de la fin de la présence française en Indochine et du début de la guerre d’Algérie (1954), date charnière des guerres de décolonisations. Dans ce contexte, cette exposition retrace l’histoire des étrangers et des soldats coloniaux ayant servi dans l’armée française, depuis le début du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle, dont les flux ont influencé l’histoire migratoire, ainsi que les enjeux de mémoire dans le présent.

Découpage de l’exposition

  • Panneau 1 - Étrangers & soldats coloniaux dans l'armée française
  • Panneau 2 - Origines : la diversité des recrutements
  • Panneau 3 - 1914-1918 : L’appel à l'Empire
  • Panneau 4 - 1914-1918 : Les étrangers au service de la France
  • Panneau 5 - 1918 : Le prix de la victoire
  • Panneau 6 - 1919-1939 : Propagande et perception des troupes coloniales et des immigrés
  • Panneau 7 - 1918-1939 : Nouvelles présences étrangères
  • Panneau 8 - 1939-1940 : De la drôle de guerre à la défaite
  • Panneau 9 - 1939-1944 : Défaite et occupation
  • Panneau 10 - 1940-1945 : Étrangers et résistants
  • Panneau 11 - 1944-1945 : Ils ont libéré la France
  • Panneau 12 - 1954 : Le temps des guerres de décolonisations
  • Panneau 13 - 1954-2024 : Aux lendemains des indépendances
  • Panneau 14 - 2024 : Mémoire et commémorations
  • Mémoires combattantes, les expositions | Groupe de recherche Achac

Tuesday, February 18, 2025

De nouveaux livres sur les Tirailleurs sénégalais

"Indispensables et indésirables. Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre"

De Laurent Dornel, professeur des universités en histoire contemporaine à l'université de Pau et des Pays de l'Adour (ITEM UR300

Paru aux Éditions La Découverte

Présentation :
Quelques mois après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le gouvernement français décide de mobiliser des dizaines de milliers de travailleurs dans les colonies afin de pallier la grave pénurie de main-d'œuvre en métropole. Il s'agit d'organiser non seulement leur recrutement aux quatre coins de l'Empire – en Indochine, à Madagascar, en Afrique du Nord, et jusqu'en Chine –, mais aussi leur acheminement, leur affectation professionnelle et leur gestion quotidienne.
Cette vaste entreprise, première expérience d'immigration " organisée ", conduit quelque 220 000 hommes dans les usines et dans les exploitations agricoles de l'Hexagone. Et elle secoue en profondeur l'ordre racial et les habitudes coloniales héritées du XIXe siècle.
Les nouvelles circulations impériales font en effet émerger des problèmes inédits. Afin d'assurer la continuité de l'autorité coloniale, comment adapter le régime de l'indigénat en métropole ? Comment empêcher que ces travailleurs transplantés ne s'affranchissent du nouvel ordre disciplinaire que l'administration s'efforce de leur imposer ? Comment prévenir les amours interraciales qui subvertissent radicalement la domination coloniale ? Et que faire des enfants métis qui naissent en métropole ?
Alors que la participation des soldats mobilisés dans l'Empire français à partir de 1914 est désormais bien documentée, le sort des travailleurs coloniaux de la Grande Guerre, perçus comme à la fois indispensables et indésirables, demeure largement méconnu. À l'aide d'archives inédites, Laurent Dornel ouvre un nouveau pan historiographique et éclaire un épisode qui a durablement marqué l'histoire des migrations vers l'Hexagone.

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Monday, February 17, 2025

 Réflexions autour de la profanation du Tata de Chasselay

William ROBIN-DETRAZ. Géographe et doctorant en sciences sociales, Université Lumière Lyon 2

Février 2025

Il est des faits et des actes qui vous tordent le ventre et vous disent que les temps s’assombrissent. La profanation du Tata sénégalais de Chasselay, entre les 25 et 28 janvier dernier est un signe inquiétant et révoltant. En effet, ce haut-lieu de la mémoire des tirailleurs africains est un symbole de la présence africaine en France et des héritages que la colonisation a laissé dans l’ancienne métropole coloniale.

Rappelons brièvement les faits commémorés à travers ce lieu. Les 19 et 20 juin 1940, face à l’avancée allemande et alors que Lyon était déclarée ville ouverte, le 25e régiment de tirailleurs sénégalais est positionné au nord de la ville. Le choc avec les armées allemandes est brutal : au nord-ouest de Lyon, les combats sont intenses. Lorsque que les tirailleurs se rendent, les Allemands font prisonniers les soldats noirs et les massacrent au char et à la mitrailleuse. Ils retirent les plaques d’identité sur plusieurs d’entre eux. Dans le champ où s’est déroulé le plus important de ces massacres, à Chasselay, une nécropole rassemblant les corps des tirailleurs tués lors de ces douloureuses journées a été édifiée pendant la guerre. L’architecture du site renvoie à une certaine africanité imprégnée de la vision coloniale de l’époque, mais qui rend cependant visible les Africains « morts pour la France ». Depuis plus de 80 ans, le « Tata » de Chasselay est donc l’emblème du sang africain versé et de la « dette » de la République à l’égard des soldats africains[1].

La profanation du lieu qui a eu lieu fin janvier vient salir cet héritage et le nier. 49 stèles sur les 198 ont été tagguées à la bombe noire. Ce sont les noms sur les plaques qui ont été ciblés en particulier. Les deux plaques avec les 25 « portés disparus ou non identifiés », rajoutées le 27 janvier 2022, ont été abondamment recouvertes. Symboliquement, c’est l’identité de ces hommes qui est effacée, une deuxième fois. Un geste vient apporter de la confusion : sur les quatre murs d’enceinte, de grandes inscriptions indiquant « vodou » (sic) ont été tagguées. Est-ce la marque d’un délire mystique ? Troublant et douteux, mais c’est à ne pas écarter. Espérons que l’enquête de police pourra apporter des éléments là-dessus. Dans tous les cas, si l’on s’attarde sur le vol et le retrait délibéré du drapeau tricolore qui veillait sur eux, le geste manifeste une symbolique crument politique et raciste : ce sont les Africains « morts pour la France » qui ont été visés.

Les réactions ont été peu nombreuses médiatiquement même si elles révèlent les polarisations politiques du moment. C’est la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Patricia Miralles, qui a rendu public les faits par un message sur les réseaux sociaux précisant que « s’attaquer à nos morts, c’est s’en prendre à la France elle-même ». Elle annonce par la même occasion que l’ONAC a déposé plainte. Dans la foulée, plusieurs personnalités promouvant les mémoires coloniales ont réagi comme Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage et présidente de l’association pour l’histoire et la mémoire des tirailleurs sénégalais. Quelques élus politiques ont condamné l’acte, notamment à gauche. Le président de la République, Emmanuel Macron s’est contenté d’un tweet relayant un article de la presse locale lyonnaise en ajoutant : « Honte et indignité. Les Français savent ce qu’ils doivent aux tirailleurs sénégalais Morts pour la France. » Les associations africaines lyonnaises, par le biais du Collectif Africa50 qui organise les commémorations au Tata à l’occasion du 11 novembre, ont fait un communiqué se disant « meurtris » mais « déterminés à mener des actions qui contribuent à la construction d’une France fidèle aux valeurs républicaines, unie et inclusive, paisible et soucieuse de rassembler, sans exclusive, toutes les mémoires de notre histoire commune. » Une semaine plus tard, le 9 février, une tribune paraît dans Le Monde signée par Pascal Blanchard, Julien Fargettas, Achille Mbembé et Erik Orsenna, demandant à faire du Tata un « haut-lieu de la mémoire nationale ». Elle est adressée directement à Emmanuel Macron lui demandant explicitement de venir à Chasselay pour rétablir la mémoire des tirailleurs. Des travaux de la nécropole ont été lancés pour sa rénovation et il est déjà prévu l’organisation d’une cérémonie pour la réhabilitation du lieu. Quelle autorité politique sera présente à cette occasion demeure toujours en suspens néanmoins et viendra témoigner de la force (ou de la faiblesse) de la réaction à cet événement.

Car l’événement n’est pas anodin et marque probablement une rupture dans les dynamiques de la commémoration des tirailleurs. En effet, jamais le Tata ni les tirailleurs africains n’avaient été attaqués de la sorte. Au contraire, ils faisaient jusqu’à présent consensus : une volonté de les « sortir de l’oubli » anime les acteurs de la mémoire depuis au moins les années 1990. Même si les tirailleurs n’ont jamais autant fait l’actualité que ces dernières années, c’est précisément ce consensus qui semble se rompre aujourd’hui. Cela apparait lorsque l’on met en parallèle cet événement avec un autre, tout aussi révoltant, qui a eu lieu l’année dernière. Dans les Vosges, sur un panneau pédagogique expliquant l’histoire du maquis de la Délivrance, un maquis de réfractaires au STO, la photo de Mamadou Addi Bâ, soldat guinéen, héros de la Résistance locale, torturé et fusillé par la Gestapo en 1943, a été criblée de balles. Addi Bâ est le seul à avoir été ciblé sur ce panneau. Comme à Chasselay, certains s’en prennent désormais ouvertement aux Africains qui ont versé leur sang pour ce pays et sont des symboles des liens post-coloniaux. Comme l’écrivait le sociologue Freddy Raphaël à propos des profanations répétées des cimetières juifs : « Le geste profanateur peut être révélateur d’une situation profondément perturbée, sur laquelle il convient d’agir » car « les profanateurs brisent les liens de la mémoire, détruisent ce qui maintient une généalogie : par une violence à la fois réelle et symbolique, ils désignent ceux qu’il faudrait continuer à pousser ‘‘hors du monde’’ »[2]. Ces gestes prennent place dans le contexte global de la montée de l’extrêmedroite et de la xénophobie à travers le monde dont le déni et la violence s’ancrent dans l’ordre colonial. Ils surviennent d’ailleurs quelques semaines suivant la reconnaissance du massacre de Thiaroye après 80 ans de déni par les autorités françaises3. Alors qu’un pas en avant avait été fait, la profanation du Tata est une régression. La mémoire des tirailleurs sénégalais vient ainsi nous alerter sur quelque chose de précieux : les liens de fraternité et d’obligations qui nous lient aux « autres » par une histoire coloniale. Face à la haine raciale et à la réactivation de vieux démons, il serait temps de construire et de faire avec cette histoire, malgré tout.



[1] Philippe Dewitte, « La dette du sang », Hommes & Migrations, n°1276, 2008, pp. 16-23, DOI :

https://doi.org/10.3406/homig.2008.4798

[2] Raphaël Freddy, « Effacer les traces, bannir la mémoire. Les profanations répétées des cimetières juifs d’Alsace », Revue des sciences sociales, n°30, 2003, pp. 82-89. DOI : https://doi.org/10.3406/revss.2003.2614 

3 Armelle Mabon, Le massacre de Thiaroye, 1er décembre 1944. Histoire d’un mensonge d’Etat, Le Passager clandestin, 2024, 272 p. ; Martin Mourre, Thiaroye 44. Histoire et mémoire d’un massacre colonial, PUR, 2017, 240 p.

Saturday, January 11, 2025

Thiaroye : quelques éléments parmi la masse de publications depuis 1 mois

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Monday, November 25, 2024

Thiaroye : 80 ans après le massacre

Massacre de Thiaroye: un hommage rendu aux tirailleurs sénégalais à Morlaix

Massacre de Thiaroye: un hommage rendu aux tirailleurs sénégalais à Morlaix (1er novembre 2024)


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