Thursday, June 18, 2026

Cagnotte de solidarité

En septembre 1945, plusieurs centaines de tirailleurs sénégalais qui avaient participé sur le sol français aux combats de la deuxième guerre mondiale attendaient dans le sud du pays leur rapatriement vers l’Afrique.

A Antibes, durant la nuit du 5 septembre, l’un d’eux, le sergent-chef Bécaye Diaïté, fut abattu par un coup de pistolet tiré par un soldat français. L’auteur du meurtre, ainsi que son complice, avaient tenté de voler des vêtements quelques minutes auparavant dans la chambrée de « tirailleurs sénégalais » logés à la caserne Gazan d’Antibes. Le sergent-chef Diaïté et deux de ses camarades s’étaient mis à leur poursuite. Dans les heures qui suivirent, plusieurs centaines de tirailleurs sénégalais révoltés sortirent dans la ville et laissèrent cours à leur colère. L’auteur du meurtre ne fut jamais identifié. Le meurtre, reconnu comme tel par un rapport militaire et par toute la presse le 6 septembre, fut déclaré « mort accidentelle » après enquête de police. (pour plus d’informations, lire le bulletin n°14 de l’AHTIS, avril 2014. Y sont présentées les recherches menées par Djimé Diaïté, le fils du sergent-chef, et par sa famille, et les recherches que j’ai moi-même poursuivies, dans le cadre de mon travail sur l’histoire des tirailleurs sénégalais en France métropolitaine durant la période de la Libération. ISSN 2553-4815).

Aujourd’hui, plus de 80 après ce drame, la famille de Bécaye Diaïté veut engager une procédure pour que ce soldat reçoive l’attribution « Mort pour la France ». Une cagnotte de solidarité a été mise en ligne (cf lien ci-dessous) par une petite-fille de Bécaye Diaïté, Seynabou Diaïté, pour contribuer aux frais de la procédure, qui sera menée par un avocat. L’AHTIS tient à faire connaître cette initiative.

Françoise Croset, présidente de l’AHTIS.

MENTION "MORT POUR LA FRANCE" AU TIRAILLEUR BECAYE DIAITE

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