Haumont-près-Samogneux
En souvenir des tirailleurs sénégalais qui se sont battus ici en octobre 1918
| Le dépôt de gerbe : le maire Gérard Gervaise est entouré d'enfants. |
« Nous avons une dette d'honneur, de vérité envers les
victimes », a dit l'abbé Vannesson, lors de la cérémonie du souvenir en
hommage aux six bataillons de tirailleurs sénégalais qui se sont battus du 8 au
12 octobre 1918 du bois de Haumont à celui des Caures.
C’est face à la chapelle et au monument aux morts de
Haumont-près-Samogneux que la cérémonie du souvenir s'est déroulée en compagnie
de personnalités civiles, militaires, d'associations patriotiques,
porte-drapeaux, en présence du maire Gérard Gervaise et de la commission municipale
du village détruit.
« Il existe une mémoire spontanée,
celle des familles. Autre chose est le devoir d’enseigner, de transmettre, là oui
il y a un devoir de mémoire. » Simone Veil
La manifestation a débuté par l'office religieux célébré par
l'abbé Vannesson et les chants de la Chorale de la paix de Verdun.
« Nous avons une dette d'honneur, de vérité envers les
victimes, une dette de fraternité vis-à-vis de l'humanité, nous devons être les
artisans de la paix », a déclaré l'abbé Vannesson.
La force noire
Six bataillons de tirailleurs sénégalais se sont battus du bois
de Haumont à celui des Caures en passant par le bois d'Ormont du 8 au 12
octobre 1918.
« Dès le premier jour, l'un des bataillons gagne 4 km et fait
1000 prisonniers. Il pleut, il gèle et, malgré les pieds gelés, rien n'y fait,
ils avancent, montent à l'assaut. Un seul drapeau flottera à la ferme d'Anglemont,
le leur ! », a raconté Seynabou Danloup.
Ils étaient là, jeunes descendants, parents et grands-parents,
venus témoigner, à l'image de Cédric Humbert.
Son arrière-grand-père était natif de Haumont et c'est suite
à la demande de son arrière-grand-mère, faite au ministre de la Guerre,
qu'existe la route qui mène à ce lieu.
Bientôt un baobab en acier au carrefour du Sénégal
Pour rendre hommage à ces tirailleurs, Marie-Paule Tourte-Trolue,
avant de quitter son poste de sous-préfète de Verdun, a lancé un projet de
chantier de jeunes consacré au devoir de mémoire.
Il s'agit de construire une œuvre collaborative entre jeunes
descendants de Haumont et jeunes de Pont-à-Mousson de 12 à 17 ans encadrés par
l'association Solidarités nationales et internationales.
Cette œuvre représentera un baobab en acier, arbre emblématique,
qui sera placé sur le carrefour du Sénégal, en dessous de la chapelle.
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